Entrevue avec Rachel St-Louis, participante au stage Simonson 2018

7 novembre 2018
dans

Rachel St-Louis, enseignante à l’école de danse Cadence (Sherbrooke), revient sur sa participation au stage Simonson 2018, qui avait lieu au début du mois à la Maison pour la danse de Québec.

Quand et comment avez-vous découvert la Technique Simonson?

En 1979, avec mon école de loisir de l’époque, j’ai participé à mon premier stage de danse à Chicoutimi avec Lynn Simonson. Par la suite, j’ai souvent suivi des formations à Montréal à l’école de Peter George et j’ai pris des classes de Simonson à Louise Lapierre Danse. Plus tard, au cégep, j’ai étudié la Technique Simonson avec Jocelyne Lefebvre; à cette même époque, je participais à toutes les formations données par Lynn Simonson au Québec.

Quelle est votre expérience en jazz Simonson?

Je pratique ce style de danse depuis plus de trente ans. J’ai été formée par Jocelyne Lefebvre et Ria Martens (lors des stages en enseignement organisés par Claire Mayer, à Montréal), puis par la suite par Lynn Simonson, Charles B. Wright, Laurie Devito, Teresa Perez Ceccon et Benny.

Qu’est-ce qui vous a séduitE dans cette approche?

Le charisme et la personnalité de Lynn Simonson. La philosophie derrière son approche me parle beaucoup : le respect du corps dans son entier (mind, body, and soul); l’adaptation des mouvements à chaque corps; la conscience de danser sans blessure et sans forcer inutilement. À l’époque, Lynn Simonson représentait ce que je voulais devenir comme professeure de danse mais aussi comme être humain.

Aviez-vous déjà participé à des ateliers dirigés par Teresa Perez Ceccon? Si oui, quelles raisons ont motivé votre inscription cette fois-ci?

Oui, à plusieurs reprises au Québec et à New York. Je trouve que Teresa ressemble beaucoup à Lynn plus jeune – en fait, à l’âge où je l’ai connue. Elle transmet ses connaissances de la même manière, avec une réelle finesse d’observation et une grande passion. Je me sens très privilégiée de la connaître et de pouvoir bénéficier de son savoir et de son expérience. Une grande amitié me lie à Teresa et c’est un plaisir toujours renouvelé de suivre ses ateliers. Je suis à chaque fois extrêmement motivée!

Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients de suivre une formation de plusieurs jours comme celle-ci?

Je crois personnellement que les apprentissages sont beaucoup plus grands à la fin d’une formation de plusieurs jours. Les avantages sont nombreux : le partage d’expériences, les amitiés et la proximité qui se développent entre enseignants, les discussions et les échanges dans les moments libres, qui vont souvent bien au-delà de la danse à proprement parler. On se sent comme dans une famille. Concilier les stages de formation continue avec le travail et la famille n’est toutefois pas facile, car les activités ont souvent lieu durant la fin de semaine.

Teresa accorde une place aussi importante aux apprentissages chorégraphiques que techniques. Est-ce une approche qui vous convient?

Tout à fait, car à mon avis l’un ne va pas sans l’autre. La partie technique nous permet d’approfondir et d’assimiler les technicalités du mouvement que nous exploiterons par la suite dans la section chorégraphique. Nous y ajouterons alors notre propre ressenti et nos émotions pour l’approfondir et le vivre à fond.

Dans le cadre d’une offre de formation continue, pensez-vous qu’il est important d’inviter des professeurs de l’étranger?

Oui, pour avoir une vision différente de ce qui se fait chez nous. Cela nous permet de découvrir de nouveaux styles de danse et des pédagogues originaires de différentes régions.

Quel(s) élément(s) avez-vous particulièrement appréciés durant ces trois jours de stage?

La formation était très bien organisée et Teresa a su adapter son enseignement au niveau du groupe. La Maison pour la danse de Québec est un lieu magnifique et accueillant. C’est une chance de pouvoir travailler dans des locaux spécialement conçus pour la danse, car cela facilite beaucoup nos apprentissages et garantit notre sécurité en tant qu’interprète. J’ai vécu une superbe expérience mêlant danse, rencontres et plaisir!


Elodie Malroux coordonne les communications numériques pour le Réseau d'enseignement de la danse

Un article de Élodie Malroux

Élodie Malroux cumule près de dix ans d’expérience comme directrice des communications pour des OBNL du milieu culturel. Elle a débuté sa carrière à Circuit-Est centre chorégraphique, un organisme de services s’adressant aux professionnels de la danse (résidences de recherche et création, activités de perfectionnement et de ressourcement, mentorats, échanges internationaux, etc.) et regroupant plusieurs compagnies de danse contemporaine, avant de mettre ses compétences au service du Théâtre Aux Écuries (Montréal). Elle a récemment rejoint l’équipe du Réseau d’enseignement de la danse, où elle est en charge d’optimiser les différents outils numériques existants et de développer des stratégies spécifiques pour élargir l’audience et le rayonnement de l’organisme. Elle coordonne notamment la réalisation d’un vlogue sur la danse ainsi que les activités de formation continue programmées annuellement par le RED.

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