Capsule #1 – Le RED

11 mars 2019
dans

Je m’appelle Dominique Turcotte. Je suis enseignante spécialisée en danse classique depuis près de 40 ans. Nous allons vous présenter le RED.

Cela fait déjà 20 ans, c’est difficile à croire… Le RED a été fondé le 2 décembre 1998. Il a été créé à l’initiative du ministère de la Culture et des Communications pour régler une dysfonction qui existait dans le milieu du ballet classique. L’École supérieure de ballet du Québec et quatre –  bientôt six – écoles situées dans les régions en ont été les membres fondateurs. Un membre invité du ministère de la Culture siégeait aussi au conseil d’administration.

Dès sa fondation, nous savions que nous voulions ouvrir le Réseau à tous les genres de danse enseignés dans les écoles du Québec. Une fois la situation de la danse classique réglée, nous l’avons effectivement également ouvert au jazz, au contemporain, à la danse créative et, bientôt, à la danse urbaine.

La fondation du Réseau d’enseignement de la danse répondait à de multiples objectifs. Premièrement, offrir un continuum de formation du loisir jusqu’à la formation professionnelle. On voulait harmoniser la qualité de l’enseignement dans les écoles du Québec et offrir des outils pédagogiques de qualité, dont les programmes et les guides du RED. Également offrir aux élèves et à leurs parents des garanties de qualité et de sécurité. Avec les outils modernes et les connaissances que l’on a en anatomie fonctionnelle par exemple, on désirait aussi offrir de la formation continue aux professeurs – et non de la formation initiale – afin de favoriser leur développement et d’améliorer la qualité de la danse au Québec.

Dans l’esprit des membres fondateurs, devenir membre du Réseau d’enseignement de la danse a toujours été un acte d’adhésion volontaire. Il était question de faire appel aux écoles et aux enseignants ayant vraiment le souci d’offrir un enseignement de qualité et sécuritaire et de les amener au RED pour les outils pédagogiques, la formation continue et les possibilités d’échange, de partenariat et de réseautage que cela offre.

(VÉRONIQUE CLÉMENT)

Le Réseau d’enseignement de la danse est un organisme culturel auquel adhèrent les écoles de danse de loisir de partout au Québec.

Il n’y a aucun critère d’entrée : n’importe quelle école qui a à cœur la formation continue, l’amélioration de la qualité et la sécurité de l’enseignement peut adhérer au RED. Nous développons des programmes et des guides pédagogiques sur mesure pour les écoles de loisir, divisés par niveau et par âge pour garantir un enseignement de qualité et sécuritaire.

On a un programme en danse classique et en éveil et créativité – pour les enfants de 3 à 7 ans –  et un guide en jazz, basé sur la Technique Simonson, et en contemporain. Les guides sont similaires aux programmes mais laissent un peu plus de liberté à l’enseignant quant à la création des cours, des exercices et des examens. On offre aussi de la formation continue et un accompagnement sur mesure aux écoles, par exemple si quelques enseignants ont besoin de se perfectionner en pédagogie, en rythmique et musicalité ou en technique.

Depuis maintenant 15 ans, le Réseau d’enseignement de la danse organise la Rencontre annuelle des enseignants, communément appelée « stage de juin ». Chaque année, une quarantaine d’étudiants viennent se perfectionner et échanger. Pour eux, c’est une occasion unique d’accéder à des formateurs reconnus et du contenu de qualité mais aussi d’échanger sur des techniques d’enseignement et de faire du codéveloppement. C’est très important pour le RED et nous tenons à ce que cette formation reste accessible.

Le Réseau d’enseignement de la danse est un organisme provincial donc nous avons évidemment à cœur le développement des enseignants en région. Il est difficile pour eux de recevoir de la formation de qualité, car des coûts sont associés à la venue d’évaluateurs ou de formateurs et d’autres, à leur déplacement dans les grandes villes. Le RED travaille donc très fort avec ses partenaires financier pour pouvoir organiser des tournées provinciales de formation. Nous avons aussi développé des services numériques : nous donnons des formations en ligne et évaluons les professeurs et les élèves au moyen de la vidéo et de rencontres Skype.

(MARIE-PIERRE BOURGET)

Grâce au Réseau d’enseignement de la danse, on a la chance de pouvoir faire évaluer nos enseignants sur leur méthode, leur pédagogie, la façon dont ils transmettent la matière aux enfants. C’est un must. Cela rend toujours les enseignants un peu nerveux mais ils en sont très reconnaissants. L’évaluation est toujours suivie d’un échange – la « pépite d’or » du processus – durant lequel l’évaluateur et le professeur se parlent d’égal à égal. L’emphase est alors mise sur ses forces et les points qu’il peut améliorer. Ce n’est pas du tout négatif. Au contraire, c’est un exercice positif qui va l’outiller et l’aider à améliorer la qualité de son enseignement.

L’évaluation est réalisée par des personnes extérieures à l’école. Elle est donc plus pertinente et rassurante pour la direction. Recevoir un point de vue objectif et nous faire dire par un observateur qu’un enseignant a de bonnes qualités ou qu’il est meilleur avec certaines clientèles nous oriente lorsque nous déterminons les horaires et les assignations.

(VÉRONIQUE CLÉMENT)

Pour les examens d’élèves, nous envoyons souvent un évaluateur à l’école, où il va regarder des classes construites spécifiquement pour l’examen. Cela permet aux élèves qui veulent passer au niveau suivant ou éventuellement accéder à une école de formation supérieure de vraiment savoir sur quoi travailler, comment bien se développer, à quoi faire attention pour éviter de prendre de mauvaises habitudes et d’avoir des blessures à long terme. Les examens d’élèves sont donc aussi un service très apprécié de plusieurs écoles, qu’elles soient membres du RED ou pas.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan culturel numérique du Québec.


Un article de RED

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