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Les pointes (deuxième partie) : Préparer ses pointes

22 mars 2017
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Une fois le choix des pointes validé, il faut coudre les rubans et élastiques, et habilement « casser » les pointes, pour augmenter leur confort et leur malléabilité sans diminuer leur durée de vie.

Coudre les rubans

Les rubans viennent habituellement en un long morceau que l’on doit mesurer et couper. Notez que le ruban extérieur sera plus court puisqu’il fera un tour et demi autour de la cheville, tandis que le ruban intérieur fera deux tours et demi. Si le satin tend à s‘effilocher, on peut brûler les bouts.

Il est primordial de bien placer les rubans, à la fois pour aider à soutenir le pied et afin qu’ils ne pochent pas sur pointes. Pour ce faire : plier l’arrière de la pointe jusqu’à la semelle; placer le ruban (doublé sur la surface à coudre) dans le pli interne en suivant l’angle créé par l’extérieur du chausson replié; coudre les quatre bords du ruban sans entraver le cordon de serrage.

Lorsque le ruban est bien placé, il aura un léger angle vers l’avant, et restera bien lisse que l’on soit à plat, en demi-plié ou sur pointes.

Coudre les élastiques

Les élastiques aident à maintenir le talon en place lors des montées et descentes de pointes. Coudre l’élastique de chaque côté du renfort de satin à l’arrière de la pointe, de manière à éviter tout contact avec le tendon d’Achille. Fixer l’élastique avec un léger angle vers l’extérieur et à une longueur offrant le soutien requis sans couper la circulation.

Protéger la plateforme

La plateforme non protégée peut s’avérer glissante et déchirera à la longue. Parmi les solutions, on peut la coudre avec un gros fil de coton, y poser un diachylon de type Elastoplast ou couper l’embout de satin. Pourquoi ne pas demander sa préférence au professeur?

« Casser » les pointes

Les pointes neuves auront besoin d’être travaillées pour augmenter leur malléabilité et permettre à l’élève de bien articuler ses pieds. Il convient d’assouplir la semelle avant et arrière, mais jamais au centre qui correspond à l’arche du pied. Il faut aussi assouplir le boîtier sans enlever le soutien requis sur pointes.

Ces ajustements devraient être faits par un professeur expérimenté, en fonction de l’individu.

Autres considérations

Pour augmenter la durée de vie des pointes, certaines danseuses y appliquent un vernis durcissant lorsqu’elles sont neuves. Cette pratique est rarement requise dans un contexte récréatif. Par contre, il est recommandé de laisser aérer et sécher complètement les pointes après usage, puis de les ranger dans une boîte pour éviter qu’elles soient écrasées ou déformées.

Attacher ses pointes

Assis ou à genou, le pied à plat devant soi : croiser un ruban, puis l’autre (ou les deux à la fois, selon le professeur) devant la cheville en serrant bien autour du cou-de-pied; faire le tour des chevilles au-dessus des malléoles, en diminuant un peu la pression pour maintenir la circulation; attacher un nœud plat à l’intérieur de la cheville, entre la malléole et le tendon d’Achille (jamais sur le tendon); insérer les bouts des rubans (préalablement coupés à une longueur adéquate) de manière à ce qu’ils disparaissent sous les rubans attachés.

 

15À suivre – partie 3 : Préparer ses pieds


Portrait de Dominique Turcotte

Un article de Dominique Turcotte

Diplômée de l’École nationale de ballet du Canada et licenciée de l’Imperial Society of Teachers of Dancing, Dominique Turcotte a enseigné quatre ans au Ballet national avant de s’établir à Québec en 1983. Elle fut directrice générale et pédagogique de L’École de danse de Québec de 1985 à 2009. Très impliquée dans le développement de son milieu, elle a siégé sur plusieurs conseils d’administration et comités professionnels aux niveaux régional, provincial et national. Sa contribution au développement de la danse à Québec lui a valu plusieurs reconnaissances, incluant le prestigieux prix Femmes de Mérite du YWCA dans la catégorie Arts et Culture (2009).

Depuis 2011, Dominique se consacre à l’enseignement à titre de pigiste. Elle a été professeure invitée dans une douzaine d’institutions au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

Dominique est membre fondatrice du Réseau d’enseignement de la danse. Coauteure du programme RED pour l’enseignement de la danse classique, elle enseigne occasionnellement lors de ses stages de développement professionnel. Elle est également membre du comité pédagogique aviseur du RED et contribue régulièrement à son blogue et à ses divers comités et activités.

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