Situation préoccupante pour les écoles de danse avec partenaires

15 septembre 2020

Le RED a récemment sondé ses membres offrant des genres de danse avec partenaires, que ce soient des danses en couple (danses sociales, latines, etc.) ou en groupe (danses folkloriques ou traditionnelles, duos et trios, etc.), pour connaître leur situation en cette rentrée bien particulière. Les résultats démontrent hors de tout doute que l’interdiction d’enseigner la dans à des couples ou groupes qui ne vivent pas sous un même toit fait beaucoup de tort au secteur, en plus d’ouvrir la porte à de nombreuses interprétations.

Baisse notable de la capacité d’opération et de la situation financière

D’abord, il est évident qu’en devant contraindre l’offre de cours à seulement des couples qui habitent à la même adresse et à deux mètres de distance, la possibilité d’offrir des cours de danse avec partenaire est réduite à son minium.

Quel pourcentage de votre offre de cours habituelle êtes-vous en mesure d’offrir actuellement?

On constate donc de 74% des écoles opèrent à 40% ou moins. Bien sûr, cela a une incidence directe sur les revenus de ces écoles. Le RED s’inquiète grandement des conséquences de report de la reprise des activités et l’annulation d’une session d’automne « ouverte à tous », mais dans le respect de règles bien strictes, évidemment.

Si les mesures gouvernementales ne s’assouplissent pas pour une réouverture cet automne, comment estimez-vous la situation financière de votre école?

Le RED constate que 63% des écoles sont dans une situation difficile ou extrêmement difficile, les mettant à risque de fermer. Cela n’est pas étonnant lorsqu’on constate que 37% des écoles disent avoir dû cumuler des pertes de plus de 50 000$ depuis le début de la crise.

Plusieurs participants affirment que d’offrir des cours à des couples sous le même toit revient à opérer bénévolement, ce qui est non seulement difficile sur la santé financière, mais aussi sur la santé mentale, plaçant les directeurs et enseignants à risque d’épuisement.

L’enjeu majeur et la demande insistante du RED et de son comité de pilotage pour la relance des danses avec partenaires consiste d’abord et avant tout à autoriser des couples qui ne vivent pas à la même adresse. « J’ai des couples dans la vie qui dansent depuis une dizaine d’années, mais qui ne peuvent pas reprendre parce qu’ils ne vivent pas à la même adresse, même s’ils sont ensemble quand même à tous les jours », affirme Ilham Rouissi, directrice de TocaDanse.

Le RED a déposé un Plan de relance pour les écoles qui offrent des danses avec partenaires au ministère de la Culture et des Communications qui a été aussi transmis à la Santé publique. Malheureusement, à ce jour, il essuie un refus quant aux mesures d’assouplissement présentées. Il espère sincèrement pouvoir rencontrer dès que possible la Santé publique afin de penser à des alternatives qui pourraient assurer un retour à la danse sécuritaire tout en évitant que tout un milieu soit en deuil.

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