Vers la fermeture de près de 80 % des écoles de danse de loisir du Québec?

16 octobre 2020

Montréal, le vendredi 16 octobre 2020 – Une récente étude du Réseau d’enseignement de la danse (RED) révèle que près de 80 % des écoles de danse de loisir du Québec sont dans une situation financière inquiétante qui pourrait menacer leur survie. Si la fermeture temporaire se poursuit au-delà du 28 octobre, cela pourrait être fatal pour plusieurs écoles. 

Le RED s’inquiète plus que jamais de la survie des écoles de danse de loisir du Québec. D’abord, l’arrêt imposé aux écoles en même temps que le reste des sports et loisirs dans le contexte de la 2e vague a frappé durement; puis l’exclusion des écoles de danse de loisir dans les annonces d’aide financière au secteur des sports et loisirs de la ministre Charest hier assène un autre coup dur au milieu.

« Le problème, c’est que le gouvernement n’arrive pas à décider où il classe les écoles de danse danse de loisir. Quand vient le temps de fermer, nous sommes considérés au même titre que les sports et loisirs, sauf que lorsque l’aide financière est annoncée, nous en sommes exclus puisque la danse est encadrée par la culture. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement nous place dans des cases différentes et c’est toujours au détriment de notre secteur », insiste Véronique Clément, directrice générale du RED.

« Déjà, l’annonce de l’arrêt temporaire a amené une vague de demandes de remboursement de la part de la clientèle. Avec la baisse notable d’inscriptions pour la session d’automne et le montant investi par les écoles de danse pour répondre aux mesures sanitaires, cela représente un grand manque à gagner. De plus, les écoles de danse louent très souvent des locaux privés à prix élevé vu la très grande superficie nécessaire pour enseigner cette discipline. On n’y arrive plus, c’est tout notre secteur qui est sous respirateur », ajoute madame Clément. 

Des 431 écoles répertoriées par le RED, ce sont plus de 382 qui sont en zone rouge, donc fermées temporairement. Cela représente plus de 130 000 élèves privés de leurs cours de danse en studio.

« Mon inquiétude est au-delà même de la survie de mon école. J’ai dû consoler des parents qui pleuraient, je dois faire face à des élèves qui sont en dépression, et que dire de mes enseignants qui sont complètement découragés d’avoir encore à s’adapter à cette situation. Beaucoup de directeurs d’école de danse et de parents d’élèves se demandent comme moi pourquoi interrompre une activité comme la danse, où il est facile de respecter la distanciation et toutes les consignes nécessaires et qui fait tant de bien aux élèves. », affirme Yoann Charvolen, directeur du Studio à Montréal.

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